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Colloque AdriaFIC - 3-5 juin 2026

Frontières, interactions, conflits en Adriatique de la Protohistoire au Haut Moyen-Âge
organisé par Alberto Dalla Rosa (PR Ausonius - UBM) et Francis Tassaux (PR émérite Ausonius - UBM)

MSH Bordeaux et musée d'Aquitaine

 
 

Le colloque AdriaFIC se propose d’aborder l’espace adriatique sur la longue durée, du IIIe s. a.C. au VIIe s. p.C., soit quatre siècles de paix encadrés par six siècles de guerres. Après la tenue de tables rondes et colloques du CISA à Bari, Tirana, Bologne, Macerata et Zadar, c’est à Bordeaux qui revient l’honneur d’organiser la prochaine rencontre.
 
Le colloque vise trois thèmes intimement liés, sur une durée de 10 siècles :
Les frontières seront abordées d’abord d’un point de vue macroscopique, entre états et/ou ethnies (IIIe-Ier s. a.C. ; Ve-VIIe s. p.C.) et entre provinces sous l’Empire romain (Ier-IVe s.), mais aussi entre grandes unités administratives et douanières. Le second niveau concerne les frontières (fines) entre cités (civitates) ; le troisième, au sein de celles-ci, s’intéresse aux limites des grands domaines (propriétés impériales sénatoriales, domaines miniers) réduisant le pouvoir des cités.
Les conflits sont intimement liés aux questions de frontières. La guerre occupe une place prépondérante jusqu’au Ier s. a.C. et à partir du Ve s. p.C. Sur les aspects militaires, de grands progrès ont été accomplis depuis deux décennies. Pendant la période de la pax Romana, le maintien de camps permanents, et à partir du IIIe, la fortification de villes et l’organisation d’un système défensif en Italie orientale méritent une attention particulière. On n’oubliera pas les conflits juridiques entre cités et au sein d’une même cité, sur des questions de territoires ainsi que les conflits religieux.
Les interactions : Entre les périodes de conflit et au sein de ceux-ci, les interactions sont multiples.  Sur le plan économique, l’Adriatique connaît un âge d’or du commerce maritime, mais certains intérêts ont pu jouer dans le développement de conflits.  Par ailleurs, il est intéressant de mieux cerner la volonté d’implantation de grandes familles italiennes en Adriatique orientale (Istrie, îles de Pag, Brač, Vis, à Zadar, Salona, Narona). Le développement de la culture épigraphique, celle du droit romain, l’effacement progressif des langues vernaculaires au profit du latin – et du grec dans la partie sud orientale – sont à prendre en considération.

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